30 mars 2009
Communiqué de presse – IUT Evreux – 26 mars
11 mars 2009
Communiqué de presse de la 2e Coordination sur la Formation des Enseignants (7 mars 2009)
Pour sortir de la crise : retrait immédiat du projet Sarkozy-Darcos-Pécresse
La deuxième Coordination sur la Formation des Enseignants s’est réunie ce 7 mars 2009 en Sorbonne. Elle réunissait des formateurs venus de la plupart des universités françaises, dans l’intégralité de leurs composantes (IUFM, départements, UFR) et des étudiants, avec la participation du SNESUP, du SNEP, du SNUipp et de l’UNSA-éducation. Elle a reçu le soutien de la fédération de parents d’élèves FCPE représentée par son président.
Elle se déclare solidaire de la Coordination Nationale des Universités, dont elle soutient par un vote unanime la motion intitulée « Non à la casse du service public d’enseignement de la maternelle à l’université ». Elle dénonce l’obstination du gouvernement à ne pas entendre l’ensemble des revendications portées par tous les acteurs de la communauté universitaire, au-delà de la question du statut des enseignants-chercheurs : retrait du contrat doctoral unique, refus de la précarisation systématique des emplois, exigence d’un plan pluri-annuel de recrutement, refus du démantèlement des organismes publics de recherche, et bien entendu retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Sur ce dernier point, il va de soi que la communauté universitaire dans son immense majorité est favorable à la reconnaissance de la qualification des enseignants à Bac + 5.
Une fois acté le retrait du projet Sarkozy-Darcos-Pécresse et obtenue la satisfaction de l’ensemble des revendications de la communauté universitaire, il sera nécessaire d’ouvrir des discussions approfondies pour envisager une réforme digne de ce nom aboutissant à une amélioration de la formation des enseignants.
Le gouvernement s’obstine à refuser de retirer son projet, retrait pourtant reconnu par tous comme la clé d’une sortie de crise. Cette attitude est irresponsable et tous les discours qui, ces derniers jours, envisagent des « solutions » transitoires, sont inacceptables et relèvent de leurres qui ne sauraient tromper personne.
La coordination FDE exige le maintien des concours dans leur configuration actuelle pour l’année 2010 et demande aux présidents d’universités et aux directeurs d’IUFM l’ouverture immédiate des inscriptions pour l’année 2009-2010 pour les PE1, PLC1, PLP1 et CPE1 selon les plans de formations et les épreuves des concours actuellement en vigueur.
Elle appelle à participer aux journées de mobilisation suivantes :
- La journée d’action en direction des rectorats le 10 mars.
- Dans le cadre de la journée d’action du 11 mars « de la maternelle à l’université », la coordination FDE appelle à la grève et à la participation massive aux manifestations.
- La journée de grève interprofessionnelle le 19 mars.
Intervention de Georges Molinié, président de Paris 4 Sorbonne, lors de la 2nde coordination FDE
Communiqués de la quatrième coordination nationale des universités du 6 mars 2009
Communiqué du soir
Vendredi 6 mars 2009, 19h45. La Coordination Nationale des Universités dénonce une nouvelle provocation du Ministère.
Comme vendredi dernier à la même heure, Valérie Pécresse fait croire à une avancée significative des pseudo-négociations engagées avec trois syndicats minoritaires. La Coordination Nationale des Universités, réunie aujourd’hui à Créteil en présence de 500 délégués mandatés par toutes les universités et organismes de recherche de France, dénonce catégoriquement cette supercherie. La réécriture du décret, annoncée ce soir sur le site du Ministère, est inacceptable dans la mesure où elle maintient les orientations du premier texte contesté. Elle ne satisfait aucune de nos revendications. La Coordination Nationale des Universités appelle à une amplification du mouvement en lien avec les étudiants et l’ensemble de la communauté d’éducation et de recherche, de la maternelle à l’université. Aujourd’hui, l’Université n’était pas au Ministère. Elle était à Créteil.
Notre réponse : tous dans la rue le 11 mars !
Communiqué du matin
22 février 2009
« A quoi servent les humanités »
par Georges Molinié, président de l’Université de Paris IV L’Humanité, samedi 21 février 2009
Paris-Sorbonne est une université de renommée mondiale où sont enseignées de nombreuses disciplines littéraires. Elle est peuplée de gens que ces savoirs passionnent, au point de faire de leur élaboration et de leur transmission un idéal de vie. Or, l’utilitarisme dominant leur assène sans cesse une même question, implicite ou explicite, parfois avec candeur, trop souvent avec mépris : à quoi ça sert ? La réponse doit être franche et catégorique : ça sert. (Lire la suite…)
18 février 2009
“Enseignants-Chercheurs : une semaine cruciale pour la réforme”
Enseignants chercheurs : Semaine cruciale pour la réforme
http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article3933
Valérie Pécresse pilote une réforme du statut des enseignants-chercheurs qui ne passe pas.
Jeudi, la coordination des universités et les principales organisations syndicales appellent à des manifestations contre le projet de décret réformant le statut des enseignants-chercheurs. Ce week-end, la conférence des présidents d’université a donné de la voix après des propos jugés provocateurs de Xavier Darcos. Alors que vendredi Nicolas Sarkozy avait tenté de calmer le jeu, la situation semble au contraire au comble de l’exacerbation.
Si le projet de réforme de l’enseignement supérieur n’est toujours pas officiellement retiré, le moins que l’on puisse dire est que son rejet devient de plus en plus massif. Ce week-end, après des propos jugés provocateurs de Xavier Darcos le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur RMC, la conférence des présidents d’université jusqu’ici assez favorables à la réforme, a basculé dans le camp des opposants. Les présidents ont demandé au ministre le report d’un an de la réforme sur la formation et émis de “fortes réserves” sur la mission de médiation confiée lundi dernier à Claire Bazy-Malaurie.
Manifestations jeudi
Cette semaine, les enseignants-chercheurs et les étudiants qui figurent parmi les plus engagés du mouvement entendent poursuivre leur grève. La coordination nationale des universités a appelé à continuer les actions déjà engagées sur le terrain : grève des cours, rétention des notes, tenue de cours “hors-les-murs”, assemblées générales… D’ores et déjà un rendez-vous est fixé pour jeudi avec un appel à des manifestations auquel se sont ralliées les organisations syndicales FSU, CGT et FO, Solidaires, mais aussi Sauvons la recherche, Sauvons l’université et l’Unef. Valérie Pécresse, la secrétaire d’Etat chargée de l’enseignement supérieur, apparaît aujourd’hui de plus en plus isolée pour avoir maintenu son cap coûte que coûte. Vendredi, elle avait même été lâchée à demi-mot par le président de la République. Nicolas Sarkozy avait demandé que soient “rapidement explorées de nouvelles pistes pour l’évaluation des enseignants-chercheurs et l’organisation de leurs services”. Autrement dit une copie à revoir.
De l’huile sur le feu
Le cas de Xavier Darcos n’est guère plus enviable. Depuis quelque semaine lui aussi emble avoir atteint le point de non retour avec les partenaires sociaux du primaire et du secondaire qui ne goûtent ni ses réformes, ni ses propos qu’ils jugent « humiliants » et qui ont été réitérés à plusieurs reprises comme la stigmatisation qui avait été faite à propos des enseignants de la maternelle/ « On ne forme pas des gens à Bac + 5 pour changer des couches-culottes », avait ironisé le ministre il y a quelques mois.
Si jusqu’ici le cœur de la grogne universitaire résidait dans la réforme du statut des enseignants-chercheurs, et de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, tous les griefs remontent au grand jour et en bloc. En ce qui concerne la formation des maîtres par exemple, dont la responsabilité doit passer à compter de l’année prochaine des IUFM aux Universités, seulement une dizaine sur 83 parmi ces dernières auraient transmis au ministère la fameuse « maquette » à l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), document définissant les modalités et le contenu des “masters d’enseignement”.
Le décret « n’est pas caduc »
Ce week-end Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont tenu quelques propos contradictoires. Pour le premier le calendrier des réformes sera maintenu pour une entrée en vigueur prévue à la rentrée prochaine. Pour la seconde, la réforme du statut prendra “le temps qu’il faudra pour être mise en oeuvre”. La secrétaire d’Etat a aussi cru bon de préciser que le projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs « n’est pas caduc ».”Le décret est remis sur le métier selon les principes fondateurs de la réforme, tels que les a redéfinis et réaffirmés le président de la République » a-t-elle précisé.
17 février 2009, Stéphane Davin
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14 février 2009
Extrait du Blog “Traverses” sur le site de Libération
Extrait du blog “Traverses” sur le site de Libération :
En revanche dans les universités, aux USA comme au Canada, la crise a déjà frappé fort.
Comme une partie importante du budget dépend de ce que rapportent les endowments, les placements, fondations, donations et aides d’entreprises comme de particuliers et que les valeurs boursières ont perdu 40%, les budgets sont partout en crise. Encore plus dans les universités publiques qui dépendent comme en Californie d’un Etat lui-même en faillite.
La situation est dramatiquement simple: il n’y a plus d’argent pour payer.
Cessation de paiements
Alors on coupe. On coupe sur les programmes culturels, sur les conférences, sur les nouveaux projets. On regroupe des départements pour faire des économies de fonctionnement. On met le personnel, profs compris, en chômage technique, avec les diminutions de salaire qui suivent.
Et la crise va redoubler dans les mois qui viennent: les inscriptions vont diminuer et donc une autre source de financement des universités et collèges va être touchée.
Pareil dans les institutions culturelles et les musées: on réduit les programmes, on annule des projets d’exposition. Non seulement on n’engage plus, on licencie.
Et cela fait cercle vicieux: moins de projets, moins d’emplois, moins de dépenses, et donc moins d’activités et donc moins de consommation, et donc, ainsi de suite.
http://traverses.blogs.liberation.fr/yves_michaud/2009/02/notes-amricaine.html
Querelle de couple entre Pécresse et Darcos
Querelle de couple entre Pécresse et Darcos
Education. Les intérêts des deux ministres divergent sur la réforme de la formation des professeurs.
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VÉRONIQUE SOULÉ
C’est lui qui recrute les enseignants du primaire et du secondaire. C’est elle qui les forme. Dans le cadre de la réforme en cours, Xavier Darcos, le ministre de l’Education, a donc préparé les nouveaux concours de recrutement – celui de professeur des écoles ou encore le capes. Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur, a, elle, été chargée de mettre au point les nouveaux masters que les professeurs vont devoir décrocher.
Coup dur. Officiellement, «Valérie» et «Xavier» travaillent donc main dans la main. Le problème est que leurs intérêts divergent sérieusement ces temps-ci. La première fait face à une révolte tous azimuts de la communauté universitaire qui porte aussi sur ces masters. Les présidents d’université viennent même d’annoncer qu’ils étaient infaisables dans un délai si court. Et réclament désormais un moratoire d’un an.
A l’inverse, Xavier Darcos est très content de ses nouveaux concours qu’il a bien l’intention de mettre en place, comme prévu, dès 2010. Il vient d’encaisser un coup dur : il a dû reculer sur sa réforme du lycée et est désormais affublé d’un chargé de mission en la personne de Richard Descoings, le patron de Sciences Po. Il n’a donc aucune envie de céder à nouveau. Question d’honneur.
C’est pourtant lui qui est à l’origine de cette réforme – appelée «mastérisation» – qui impose à tous les futurs profs, notamment du primaire, d’avoir un bac + 5. A ce titre, il devrait être l’un des premiers à chercher un arrangement. C’est en tout cas la conviction des présidents d’université : ils lui ont demandé mardi de reporter ses nouveaux concours à 2011. Ce que Darcos a refusé net hier : «Il n’y a aucune raison aujourd’hui objectivement de repousser cette réforme.»
Lancers de ballons. Pourtant cela arrangerait bien sa collègue du «supérieur» qui tente de désamorcer les uns après les autres les sujets de mécontentement. Hier, elle a reçu les organisations étudiantes et donné le coup d’envoi d’un chantier sur leurs conditions de vie. La veille, elle avait lancé la médiation sur la réécriture du décret sur le statut des enseignants-chercheurs.
Pour les masters, elle pourrait se prononcer en début de semaine. Hier, elle a jugé qu’un report «ne serait pas dans l’intérêt des étudiants», car avec un master, le jeune prof débutera avec un meilleur salaire. Mais que dira-t-elle lundi ? Les universités ont jusqu’à dimanche pour lui transmettre les «maquettes» (projets) des nouveaux masters. Or beaucoup ont renoncé, jugeant la réforme bâclée, les épreuves du concours trop légères, etc. Des cérémonies de «non remise des maquettes de masters» sont prévues aujourd’hui avec lancers de ballons en forme de cœur, allusion aux «preuves d’amour» que Pécresse affirme donner à l’université.
http://www.liberation.fr/education/0101319157-querelle-de-couple-entre-pecresse-et-darcos
“Evaluations des chercheurs : Sarkozy veut de nouvelles pistes”
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Evaluation des chercheurs : Sarkozy veut de “nouvelles pistes”
NOUVELOBS.COM | 14.02.2009 | 08:34
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Après une rencontre avec Valérie Pécresse et la médiatrice, le chef de l’Etat veut que soient “rapidement explorées de nouvelles pistes pour l’évaluation des enseignants chercheurs”.
Plus de 200 chercheurs manifestent, le 4 mars 2008, devant le ministère de la Recherche à Paris (c) AFP
N
icolas Sarkozy a demandé vendredi 14 février que soient “rapidement explorées de nouvelles pistes pour l’évaluation des enseignants chercheurs et l’organisation de leurs services”, selon un communiqué de la présidence.
Le chef de l’Etat “s’est entretenu” vendredi à l’Elysée avec Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Claire Bazy-Malaurie, médiatrice désignée par la ministre, “afin de faire un point sur les discussions en cours concernant la réforme du décret statutaire sur les enseignants-chercheurs”, indique le communiqué.
Claire Bazy-Malaurie, présidente de chambre à la Cour des comptes et spécialiste des questions universitaires, avait été nommée lundi “médiatrice” par Valérie Pécresse afin de “prolonger la concertation” sur la réforme controversée du statut des enseignants-chercheurs.
Améliorer le texte
La présidence n’a donné aucune précision sur les intentions ou souhaits du chef de l’Etat en la matière.
Claire Bazy-Malaurie avait assuré mercredi vouloir “un texte nouveau” sur le statut des enseignants-chercheurs, au lendemain d’une journée de forte mobilisation contre le texte de Valérie Pécresse.
La médiatrice avait souligné que sa mission n’était “pas de retirer” le texte mais de “l’améliorer”, après deux mois de concertation.
La coordination des universités avait en réponse durci le ton et lancé un appel à une nouvelle journée de manifestations le jeudi 19 février.
Une large intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche – FSU, CGT, FO, Solidaires, Sauvons la recherche, Sauvons l’université, Unef – a appelé vendredi à participer à cette journée nationale.
Boycott
Soucieuse de créer un large front, la coordination des universités avait convié les professeurs des écoles, des collèges et des lycées à rejoindre la mobilisation des universitaires et de leurs étudiants.
En attendant, une journée nationale d’informations est prévue mardi 17 février, avec notamment des distributions de tracts dans les gares.
Car les objectifs de la coordination restent les mêmes: retrait de la réforme du statut, retrait de la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, et annulation des suppressions de postes dans le supérieur et la recherche.
Vendredi, pour protester contre la réforme de la formation des enseignants des écoles, collèges et lycées, les universités ont boycotté la remise des projets de masters nécessaire à cette réforme.
La veille, le ministre de l’Education Xavier Darcos avait rejeté un report de l’entrée en vigueur de la réforme, demandé par les présidents d’université.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090214.OBS4758/evaluation_des_chercheurs__sarkozy_veut_de_nouvelles_pi.html
13 février 2009
“Le mouvement ne faiblit pas” – Paris-Normandie, 13 février 2009
Article de soutien de Paris-Normandie du 13 février 2009.